Saliou Dara Barry, Coordinateur National de la Maison des Associations de Guinée (MAOG), s’est exprimé sur trois sujets majeurs qui font actuellement l’actualité en Guinée : la prise en charge des victimes du massacre du 28 septembre 2009, la libération de l’ancien président Moussa Dadis Camara et la convocation du corps électoral pour le référendum du 21 septembre 2025.
Sur la prise en charge des victimes du 28 septembre 2009
Selon Saliou Dara Barry, il est impératif que justice soit rendue aux victimes et que leur prise en charge ne soit pas seulement symbolique. Il appelle à une indemnisation effective et à un accompagnement psychosocial des survivants. « Nous devons nous assurer que les promesses faites aux victimes soient tenues. Il en va de la crédibilité de notre système judiciaire et de notre engagement envers les droits humains« , a-t-il déclaré.
Sur la libération de Moussa Dadis Camara….
L’ancien président Moussa Dadis Camara, détenu dans le cadre du procès des événements du 28 septembre 2009, a récemment recouvré la liberté. Cette libération suscite des réactions contrastées. Pour Saliou Dara Barry, elle doit s’inscrire dans le cadre d’un processus judiciaire clair et transparent. « La Guinée ne peut pas se permettre d’affaiblir sa justice. Si cette libération obéit à des considérations politiques plutôt que légales, cela risque de fragiliser encore plus la confiance des citoyens dans nos institutions », a-t-il averti.
Malal Diallo