L’annonce a été faite ce lundi 19 mai par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat aucours d’une conférence de presse. Moussa Moise Sylla met à la disposition de 1100 artistes et professionnels de la culture, de cartes assurance maladie. Une initiative présidentielle qui s’inscrit dans le cadre de la politique sociale en faveurs des acteurs culturels à travers le ministère de tutelle.
« Dans le cadre sa politique sociale en faveurs des acteurs culturels, le ministère de la Culture du Tourisme et de l’Artisanat a lancé depuis octobre 2024, une initiative historique visant à assurer une couverture santé à plus de 1000 auteurs guinéens. Ce, conformément à la vision du président de la république, le Général Mamadi Doumbouya. Pour être plus précis, ce premier volet concerne 1100 artistes et professionnels de la culture. Et cela a été rendu possible grâce à la part revenant à l’assistance sociale sur des ressources issues de la rémunération pour copie privée, de la reproduction par reprographie, et du droit d’importation de supports collecté conformément aux dispositions légales en vigueur. », a annoncé le chef du département de la Culture.
Devant les professionnels de l’information, le ministre de la culture a étayé les avantages liés à cette carte assurance maladie
« La couverture maladie permet aux détenteurs de protéger les assurés contre les charges financières liées à la maladie, l’auteur bénéficie de la consultation médicale sans frais, ce qui facilite l’accès aux soins de santé ; au niveau de la pharmacie les médicaments prescrits sont entièrement remboursés garantissant un traitement sans dépense personnelle du détenteur de la carte. En cas de maladie ou d’intervention chirurgicale, les frais d’hospitalisation sont pris en charge incluant le séjour et les soins médicaux, les analyses et les tests nécessaires pour établir un diagnostic, tous les services de laboratoire sont couverts par cette carte… », explique le ministre Moussa Moise Sylla.
Quels ont été les critères de sélection ? Le hasard semble ne pas conduire l’opération, comme l’indique, Moussa Fofana, Directeur général du Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs.
« Premièrement, pour le cas des gloires, c’était pour réparer une injustice à l’égard de cette corporation qui, avant l’indépendance même après, avant la mise en place d’un système de détection des droits d’Auteurs, prestait mais les droits n’étaient pas reconnus… Le deuxième critère était de faire rapprocher les présidents des faitières, travailler en commission interne avec les cadres du ministère de la culture tout en regardant la liste des auteurs du bureau guinéen des droits d’Auteurs pour leur domiciliation. Donc la liste étant examinée, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait conformité de la remontée des listes des faitières et l’existence des noms dans le fichier du BGDA en termes d’ancienneté et de consommation des œuvres. Ces critères ont permis de sélectionner un lot de 1100 pour un départ. »
Pour la circonstance, les auteurs et professionnels culturels ne sont pas restés en marge. L’union nationale des artistes et musiciens de Guinée s’est montrée satisfaite de ce pari réussi du gouvernement à travers le ministère de la culture.
« Sincèrement, c’est l’occasion encore d’exprimer notre satisfaction. A L’UNAMGUI, nous avons été les premiers à manifester notre joie partant des actes qui ont été posés par ce gouvernement à travers le ministère de la Culture. Durant tout ce temps, toutes ces années, vous n’êtes pas sans savoir que les artistes ont souffert. Par la grâce de Dieu, ce gouvernement est venu pour les sauver. », s’est réjoui Mohamed Lacras CISSOKO, président de l’UNAMGUI.
A rappeler que sur les 1100 artistes, 999 ont reçu d’abord le Sésame. L’opération est à sa première phase. Le département de la Culture ambitionne d’atteindre 2 mille acteurs et professionnels de la culture.
Amara Bangoura