Conakry — Alphonse Charles Wright a officiellement pris fonction comme Premier président de la Cour d’Appel de Conakry, lors d’une cérémonie solennelle marquée par un discours à la fois ferme et empreint de gravité. Devant ses pairs et les autorités, le magistrat a affiché une volonté claire : restaurer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.

« Je ne suis là pour personne, je ne suis là contre personne », a-t-il déclaré d’emblée, posant les jalons d’une magistrature qu’il souhaite indépendante et équidistante de toute influence. Insistant sur la responsabilité qui incombe aux juges, Alphonse Charles Wright a appelé à une justice plus humaine et plus diligente. « L’injustice doit cesser. Nous devons avoir pitié des justiciables. Les dossiers ne doivent pas traîner. Respectons les délais de procédure », a-t-il martelé.
Le nouveau Premier président n’a pas éludé l’ampleur des pouvoirs liés à sa fonction. Reconnaissant que « les pouvoirs du premier président sont exorbitants », il a toutefois souligné la nécessité de les exercer avec discernement, responsabilité et dans le strict respect de la loi. Une déclaration perçue par de nombreux observateurs comme un message adressé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’appareil judiciaire.
Cette prise de fonction intervient dans un contexte où la justice guinéenne est régulièrement critiquée pour la lenteur des procédures, la détention prolongée et le sentiment d’inégalité devant la loi. Les propos d’Alphonse Charles Wright résonnent ainsi comme un engagement public à rompre avec certaines pratiques décriées.
Reste désormais à savoir comment ces orientations se traduiront concrètement dans le fonctionnement quotidien de la Cour d’Appel de Conakry. Pour les justiciables, l’espoir est que ces paroles fortes ouvrent la voie à une justice plus efficace, plus équitable et véritablement au service des citoyens.
Malal Diallo pour louramedia.com





