Addis-Abeba – Dans le hall majestueux du siège de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, l’histoire du panafricanisme s’expose à travers une galerie de portraits qui ne laisse aucun visiteur indifférent.
Parmi les détails qui frappent les habitués des lieux, figure l’ordre d’affichage des anciens secrétaires généraux. Le portrait de l’Éthiopien 🇪🇹 Kifle Wodajo (1963-1964) précède celui du Guinéen 🇬🇳 Diallo Telli (1964-1972). Une disposition qui respecte scrupuleusement la chronologie des mandats depuis la naissance de l’organisation continentale.
À l’époque, l’institution portait encore le nom d’Organisation de l’unité africaine (OUA), fondée en 1963 pour promouvoir l’unité, la solidarité et la coopération entre les États africains nouvellement indépendants. Kifle Wodajo en fut le premier secrétaire général, avant que Diallo Telli ne prenne le relais pour un mandat plus long, marqué par les défis politiques et diplomatiques d’un continent en pleine recomposition.
Au-delà de l’ordre protocolaire, la scénographie du hall traduit une volonté claire de distinguer les pères fondateurs de l’organisation des dirigeants administratifs qui se sont succédé à sa tête. Les portraits des chefs d’État fondateurs sont exposés à une entrée distincte de celle réservée aux anciens responsables de l’institution, créant ainsi un double parcours mémoriel : celui de la vision politique fondatrice et celui de la gestion institutionnelle.
Cette organisation spatiale n’est pas anodine. Elle rappelle que l’intégration africaine repose à la fois sur l’héritage des leaders historiques et sur la continuité administrative qui a permis à l’organisation d’évoluer vers l’actuelle Union africaine. Un symbole fort, au cœur même de la capitale diplomatique du continent.
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