Conakry, 5 septembre 2026 – Après quatre jours d’intenses travaux, de débats et de riches échanges, la 12ᵉ Conférence africaine sur les droits et la santé sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes a pris fin ce samedi à Conakry.
Pendant quatre jours, la capitale guinéenne a été au centre des réflexions continentales sur les enjeux liés à la santé et aux droits sexuels et reproductifs des adolescentes et des jeunes en Afrique face aux crises multiformes.

Séances plénières, forums parallèles et sessions thématiques ont permis aux participants venus de différents pays africains de confronter leurs expériences, de partager les bonnes pratiques et d’examiner les défis auxquels sont confrontés les adolescentes et les jeunes, notamment dans les contextes de crise et de vulnérabilité.
Cette 12ᵉ édition s’achève sur une note particulièrement positive, portée par une forte mobilisation nationale et continentale. La réussite de l’événement a notamment été rendue possible grâce au soutien et au leadership des autorités guinéennes.
Sous la vision du Président de la République, S.E. M. Mamadi Doumbouya, et avec l’accompagnement du Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Amadou Oury Bah, la Guinée a apporté un appui institutionnel majeur à l’organisation de cette importante rencontre africaine.
Dans un contexte international marqué par des défis économiques, sanitaires et sociaux persistants, le Gouvernement guinéen, à travers le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, a réaffirmé son engagement en faveur des femmes, des adolescentes et des jeunes.
Outre la mobilisation de ressources auprès des partenaires techniques et financiers, l’État a mis à disposition d’importants moyens institutionnels, logistiques et humains. Cette mobilisation a permis de faciliter les différentes démarches liées à l’organisation de la conférence et de garantir le bon déroulement des travaux.
À la cérémonie de clôture, la Présidente du Comité technique régional a salué « l’engagement clé et le leadership » des autorités guinéennes, avant de présenter les principales recommandations issues des quatre jours de discussions.
Les travaux ont notamment permis d’identifier cinq priorités stratégiques pour l’Afrique :
- anticiper et faire face aux mouvements anti-droits ;
- garantir la continuité des services de santé et de droits sexuels et reproductifs en période de crise ;
- renforcer la tolérance zéro à l’égard des violences basées sur le genre (VBG) ;
- assurer une participation et une inclusion effectives des jeunes ;
- renforcer la souveraineté et la pérennité des mécanismes de financement.
Prononçant le discours officiel de clôture au nom du Premier ministre, M. Amadou Oury Bah, la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Khaïté Sall, a exprimé la satisfaction du Gouvernement guinéen quant aux résultats obtenus au terme de cette rencontre.
« Nous repartons de cette conférence avec la conviction forte que nous devons passer davantage des engagements à l’action, renforcer nos systèmes de santé, améliorer l’accès des jeunes à des services adaptés et veiller à ce que personne ne soit laissé de côté, particulièrement dans les situations de vulnérabilité et de crise », a-t-elle déclaré.
La ministre a également adressé ses félicitations aux différents comités d’organisation ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette 12ᵉ édition.
La cérémonie de clôture s’est achevée dans un esprit de continuité, de solidarité et de coopération panafricaine, avec la transmission symbolique du flambeau.
Après avoir accueilli cette 12ᵉ édition, la République de Guinée passe désormais le relais à la République sœur du Rwanda, qui aura l’honneur d’abriter la 13ᵉ édition de cette conférence continentale.
Fanta Sylla





