Le coût estimé à 225 millions de dollars américains pour la rénovation du stade du 28 Septembre et du stade Général Lansana Conté de Nongo continue de susciter des réactions en Guinée.
Une partie de l’opinion s’interroge notamment sur la pertinence d’une telle enveloppe pour des travaux présentés comme des opérations de réhabilitation.
Interpellé par la presse quelques jours après l’homologation provisoire du stade du 28 Septembre, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a assuré que la question de la gestion des fonds pouvait faire l’objet de vérifications approfondies.
Le ministre a réaffirmé sa disponibilité à faire examiner tout dossier ou contrat jugé suspect, en rappelant l’engagement des autorités en faveur d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Concernant le montant des travaux, Cellou Baldé estime toutefois qu’il faut le comparer aux standards internationaux applicables aux infrastructures sportives de haut niveau.
Selon lui, les coûts de ce type de projets sont généralement établis en devises étrangères et dépendent notamment de la qualité des équipements, des entreprises retenues et des normes internationales.
Il a cité la participation de Guicopres pour le stade du 28 Septembre, ainsi que de TACCON, entreprise éthiopienne, pour le stade de Nongo. La pose du gazon est, quant à elle, assurée par l’entreprise italienne Limonta.
Le ministre affirme que ces sociétés disposent de références ou de certifications liées aux exigences de la CAF et de la FIFA.
Tout en défendant la cohérence du montant avec les prix pratiqués sur le marché international, Cellou Baldé reconnaît la nécessité de contrôler l’utilisation des ressources publiques.
Il a notamment indiqué que l’Inspection générale des finances avait récemment effectué une mission au ministère et transmis un rapport actuellement en cours d’analyse.
Le ministre assure enfin que les éventuels dossiers litigieux ou contrats présentant des irrégularités feront l’objet d’un examen.
Il dit compter sur les mécanismes de contrôle de l’État pour faire toute la lumière sur la gestion de ces investissements.
Maciré Conté, pour louramedia.com






