L’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans le cadre de la procédure portant sur un présumé détournement de 32 milliards de francs guinéens. À la barre, l’ancien responsable communal a rejeté toute implication dans les faits qui lui sont reprochés et apporté des explications sur son patrimoine ainsi que sur la gestion financière de la commune.
Face aux magistrats, Ahmed Sékou Traoré a notamment affirmé ne disposer d’aucun compte bancaire et ne posséder qu’un seul bien immobilier. « Je n’ai pas de compte bancaire. Je n’ai qu’un seul terrain, situé à Yattaya, que j’ai acheté en 2017 pour un montant de 75 millions de francs », a-t-il déclaré.
Abordant la question des recettes fiscales de la commune de Ratoma pour les exercices 2024 et 2025, il a fait état d’un recouvrement de 7 milliards 578 millions 079 mille 586 francs guinéens, ainsi que de 584 millions 634 mille francs en 2025.
L’ancien président de la délégation spéciale s’est également expliqué sur l’utilisation des 14 milliards 625 millions de francs guinéens reçus de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC). Selon ses déclarations, ces ressources ont permis de financer plusieurs réalisations, notamment une école à Hamdallaye 2, un centre de santé à Kaporo, des travaux de pavage à la maison des jeunes de Taouyah et le désenclavement de la route de Ratoma.
Il a également évoqué la construction de toilettes dans plusieurs établissements scolaires, la réalisation d’un hangar au marché de Kaporo ainsi que la construction d’une bibliothèque à l’école primaire de Nassouroulaye.
Interrogé sur la situation financière de la commune au moment de son départ, Ahmed Sékou Traoré a indiqué avoir laissé un solde de plus de 800 millions de francs guinéens dans les comptes de la municipalité.
Après cette nouvelle étape des débats, la CRIEF a décidé de renvoyer l’affaire au 16 novembre prochain pour la poursuite des audiences.
Le dossier reste donc pendant devant la juridiction compétente, qui devra examiner les différents éléments de la procédure avant de se prononcer sur les responsabilités éventuelles dans cette affaire.
Maciré Conté, pour louramedia.com






