À l’occasion des débats autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, l’Honorable Mory Kaba a livré une intervention de fond sur les orientations économiques de la Guinée. Son plaidoyer : faire du budget de l’État un véritable moteur de croissance, de production nationale et de création d’emplois durables.
Face à Mme la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, en présence du Ministre du Plan et du Gouverneur de la Banque centrale, le parlementaire a appelé à repenser les priorités de la politique économique nationale.
Pour lui, le rôle du ministère de l’Économie et des Finances ne doit pas se limiter à la mobilisation et à la répartition des recettes publiques. Il doit également contribuer activement à stimuler la croissance, soutenir les investissements, encourager la production nationale et favoriser l’emploi.
S’appuyant sur le modèle du « carré magique » de l’économiste Nicholas Kaldor, qui repose sur quatre objectifs fondamentaux — croissance économique, plein emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur —, l’Honorable Mory Kaba a insisté sur la nécessité de rechercher un équilibre entre les impératifs de stabilité macroéconomique et les ambitions de développement.
Le député a également attiré l’attention sur la faible proportion de fonctionnaires dans la population guinéenne, qu’il estime à environ 0,7 %, contre près de 2 % en 1984. Une situation qu’il met notamment en relation avec les conséquences des programmes d’ajustement structurel et l’expansion du secteur informel.
Autre proposition majeure : la création d’entreprises publiques à vocation économique et sociale, capables de soutenir l’emploi, la production et les secteurs stratégiques. Il a également plaidé pour une meilleure exploitation des partenariats public-privé, notamment dans les mines, l’or et la bauxite, avec une priorité accordée à la transformation locale des ressources naturelles.
Agriculture, élevage, artisanat, agro-industrie, industrie, banques, assurances et services : pour l’Honorable Mory Kaba, aucun secteur ne doit être laissé en marge de cette dynamique de transformation économique.
À travers cette intervention, le parlementaire défend une vision ambitieuse : faire évoluer la politique budgétaire guinéenne d’une simple logique de gestion des ressources vers une véritable stratégie de création de richesses, d’investissement productif et d’emplois pour la jeunesse.
Un plaidoyer qui remet au centre du débat parlementaire une question essentielle : comment transformer les ressources et les potentialités de la Guinée en opportunités économiques concrètes pour sa population ?
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