• Accueil
  • Page d’exemple
jeudi, octobre 15, 2026
  • Login
Louramedia
  • Accueil
  • Actualités
  • Culture
  • Education
  • Justice
  • Politique
  • Santé
  • Afrique
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Culture
  • Education
  • Justice
  • Politique
  • Santé
  • Afrique
No Result
View All Result
Louramedia
No Result
View All Result

Mali : le pouvoir dissout tous les partis politiques

@malal by @malal
15 mai 2025
in Politique
0
Mali : le pouvoir dissout tous les partis politiques
0
SHARES
0
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

C’est un communiqué lu d’une voix monocorde sur la télévision nationale l’ORTM, mercredi 10 avril, qui a signé l’arrêt de mort des partis politiques maliens. En quelques phrases, le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé la dissolution, « jusqu’à nouvel ordre », de l’ensemble des partis et associations à caractère politique. Motif invoqué : préserver l’ordre public dans « un contexte marqué par des discours subversifs ».

Depuis la double prise de pouvoir des colonels, d’abord contre Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, puis contre Bah N’daw en 2021, les contre-pouvoirs ont été méthodiquement neutralisés. Cour constitutionnelle remaniée, Conseil national de transition verrouillé, report indéfini de la présidentielle, suspension d’Internet ou des médias critiques : la dérive autoritaire s’inscrit dans une stratégie de long terme.

Des disparitions inquiétantes en série

À Bamako, la peur s’est installée. Ces dernières semaines, les enlèvements extrajudiciaires de figures de l’opposition se sont multipliés. Le dernier en date est celui d’Abdoul Karim Traoré, dit Exo, vice-président des jeunes du parti Codem. Porté disparu depuis le 11 mai, il aurait été arrêté par la Sécurité d’État après avoir dénoncé, dans une vidéo, l’enlèvement quelques jours plus tôt d’un autre cadre de son parti, Alhassane Abba. Aucun mandat, aucune procédure officielle : seulement des hommes encagoulés, opérant en marge de toute légalité. « Plus ils chercheront à se maintenir, plus ils devront limiter l’espace de contestation », analyse Virginie Baudais, directrice adjointe du programme Sahel-Afrique de l’Ouest de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). « On observe une vraie convergence autoritaire entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Au Mali, les gens ont très peur de parler. Il y a eu des arrestations, des disparitions, des intimidations la nuit. La répression des militants, des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes est bien réelle. »

Dans la foulée, El Bachir Thiam, du parti Yelema, a lui aussi été enlevé à Kati, au vu et au su de tous. La police et la gendarmerie, sollicitées par les familles, nient toute implication. « L’information circule de moins en moins, y compris via les réseaux sociaux », poursuit Virginie Baudais. « La propagande d’État est massive, les fausses informations abondent. Beaucoup n’osent plus écrire ou parler publiquement. »

Un retour à l’unanimisme politique ?

Pour les défenseurs des libertés, la régression est manifeste. L’Ordre des avocats du Mali a récemment tiré la sonnette d’alarme, dénonçant des atteintes graves aux droits fondamentaux. Mais dans une société de plus en plus polarisée, toute contestation est assimilée à une trahison de la souveraineté nationale. « Cette annonce de dissolution des partis, ce n’est plus quelque chose qu’ils peuvent accepter aussi facilement, note Virginie Baudais. Il y a un réveil politique. Mais plus le régime durera, plus il s’endurcira. C’est une constante historique pour les régimes militaires. »

La population, elle, oscille entre lassitude, résignation et colère sourde. Prévue le 9 mai, une grande mobilisation de l’opposition a été annulée face aux menaces sécuritaires. Dans le nord et le centre du pays, les préoccupations sécuritaires et sociales dominent, et les partis politiques suscitent souvent indifférence ou défiance. « Ce que l’on voit à Bamako ne reflète pas nécessairement ce qui se passe ailleurs », nuance la chercheuse. « Mais non, tout le monde ne soutient pas le régime militaire. C’est ce que les autorités veulent faire croire, mais ce n’est pas la réalité. »

Une transition sans fin

En l’absence de calendrier électoral crédible, une hypothèse prend de plus en plus corps : celle de voir Assimi Goïta s’arroger les pleins pouvoirs pour cinq ans, à l’image de ses homologues du Niger ou du Burkina Faso. La comparaison avec le régime de Moussa Traoré, honni mais jamais vraiment exorcisé, refait surface. « L’unanimisme politique, la suspension de la vie partisane, la gouvernance par décrets? : plusieurs éléments y font écho », observe Virginie Baudais. Tandis que la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) réfléchit à réactiver ses sanctions, les Maliens, eux, se demandent jusqu’où ira la junte.

Avec  Le Point

Previous Post

Emigration clandestine au Sénégal : l’OIM annonce 105 corps sans vie repêchés en mer en 2024

Next Post

Tribune : Pourquoi le Général Mamadi Doumbouya doit être candidat?

Next Post
Tribune : Pourquoi le Général Mamadi Doumbouya doit être candidat?

Tribune : Pourquoi le Général Mamadi Doumbouya doit être candidat?

Plus d'information

SÉNÉGAL : L’AFFAIRE NOURAH BÂ, UN DOSSIER QUI INTERPELLE LES AUTORITÉS GUINÉENNES
Actualités

SÉNÉGAL : L’AFFAIRE NOURAH BÂ, UN DOSSIER QUI INTERPELLE LES AUTORITÉS GUINÉENNES

by @malal
14 octobre 2026
0

Dakar — L’incarcération de Mariama Bâ, plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Nourah Bâ, soulève des...

Read moreDetails
CEDEAO : une feuille de route pour opérationnaliser la brigade antiterroriste régionale

CEDEAO : une feuille de route pour opérationnaliser la brigade antiterroriste régionale

14 octobre 2026
RDC : Marie-Ange Mushobekwa prend ses distances avec Joseph Kabila et rejette la voie des armes

RDC : Marie-Ange Mushobekwa prend ses distances avec Joseph Kabila et rejette la voie des armes

14 octobre 2026
ÉLECTION À LA FÉDÉRATION GUINÉENNE DE FOOTBALL : ANTONIO SOUARÉ, UNE ÉQUIPE ET UNE VISION POUR L’AVENIR DU FOOTBALL GUINÉEN

ÉLECTION À LA FÉDÉRATION GUINÉENNE DE FOOTBALL : ANTONIO SOUARÉ, UNE ÉQUIPE ET UNE VISION POUR L’AVENIR DU FOOTBALL GUINÉEN

14 octobre 2026
Rentrée parlementaire : Dr Dansa Kourouma mise sur une législature de proximité, de responsabilité et de souveraineté

Rentrée parlementaire : Dr Dansa Kourouma mise sur une législature de proximité, de responsabilité et de souveraineté

6 octobre 2026

©2025 louramedia"louramedia - Conception et realisation Par SIMER GUINEA GROUP - +224 622 55 55 51..

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Page d’exemple

©2025 louramedia"louramedia - Conception et realisation Par SIMER GUINEA GROUP - +224 622 55 55 51..

Ce site web utilise des cookies. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Consultez notre Politique de confidentialité et d'utilisation des cookies.