CONAKRY — Face à la presse ce lundi 27 juillet, le porte-parole du Gouvernement s’est montré incisif. Interrogé sur le séjour prolongé de Cellou Dalein Diallo à l’étranger, Ousmane Gaoual Diallo a balayé d’un revers de main l’idée d’un « exil forcé ». Il a fermement réaffirmé qu’aucune mesure administrative ne s’opposait au retour au pays du leader politique, dont la formation (l’UFDG) a été dissoute.
« Un choix personnel, pas une interdiction »
Pour le porte-parole du Gouvernement, l’éloignement de l’ancien chef de file de l’opposition relève exclusivement d’une décision individuelle. Clarifiant la position officielle, le ministre a rappelé l’absence de toute restriction d’accès au territoire guinéen :
« Il y en a qui choisissent d’être exilés en politique… Existe-t-il une disposition dans notre pays qui empêche Dalein ou quiconque de rentrer ? Non. Je ne crois pas qu’on lui ait dit qu’il ne pouvait pas revenir. Il est libre de rentrer en Guinée, cela dépend entièrement de lui », a-t-il déclaré.
Revenant sur la crainte d’un mandat d’arrêt ou de poursuites judiciaires à Conakry, Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur l’indépendance de la justice tout en rejetant le statut d’exilé :
« La justice estime qu’elle doit vous questionner si vous rentrez ? Bien sûr qu’elle le fera. Mais cela ne signifie pas que vous êtes en exil, puisque rien ne vous interdit de séjourner dans votre pays. Il faut bien saisir cette nuance. D’ailleurs, de ce que j’ai retenu de ses propres déclarations, il affirme être en mission — ce qu’il disait déjà lorsque son parti fonctionnait normalement », a rappelé le ministre des Transports.
« Refuser d’assumer les conséquences de ses actes »
Poussant son analyse plus loin, le ministre a souligné que l’éventualité de répondre devant les tribunaux ne saurait servir d’alibi pour se proclamer banni :
« Même si vous commettez une faute et que vous vous dites : « Si je rentre, on va m’arrêter », cela ne fait pas de vous un exilé. C’est simplement refuser d’assumer les conséquences des actes que vous avez posés. »
Un contexte judiciaire toujours lourd
Pour rappel, Cellou Dalein Diallo a quitté la Guinée en 2022, peu après la démolition de sa résidence privée de Dixinn — un sort également subi par Sidya Touré, une autre figure de l’opposition elle aussi hors du pays.
L’ancien Premier ministre reste visé par une enquête de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) concernant le dossier de la cession d’un appareil de l’ancienne compagnie nationale Air Guinée.
louramedia






