Le déguerpissement des habitants installés aux abords de la décharge de Dar-es-Salam plonge plusieurs familles dans l’angoisse. Parmi les personnes concernées, Hawa Keïta, mère de trois enfants, dit ne pas savoir où aller après avoir été sommée de quitter son habitation.
Désemparée, elle dénonce une situation particulièrement difficile pour les familles modestes qui vivent dans cette zone depuis plusieurs années. Pour elle, quitter son logement sans solution de relogement revient à se retrouver dans la rue avec ses enfants.
« Nous n’avons pas où aller », témoigne-t-elle, appelant les autorités à prendre en compte la situation des familles avant toute opération de déguerpissement.
Comme Hawa Keïta, de nombreux habitants concernés demandent une solution humaine et durable. Ils souhaitent notamment que l’État puisse prévoir un relogement ou un accompagnement pour les personnes qui n’ont pas les moyens de se trouver un nouveau logement.
Cette situation relance ainsi le débat sur la nécessité de concilier les impératifs de salubrité et de sécurité avec la protection des populations vulnérables. Pour ces familles, l’urgence est désormais de savoir où elles pourront vivre avec leurs enfants après leur départ de Dar-es-Salam.
Maciré Conté





