Conakry — La lutte contre la consommation et la commercialisation de la chicha prend une nouvelle ampleur en République de Guinée. Dans le ressort de la Cour d’appel de Conakry, le procureur général, Fallou Doumbouya, a requis les forces de sécurité pour intensifier les opérations visant à identifier, rechercher et saisir les produits liés à la chicha.
Dans une réquisition aux fins de recherche et de saisie signée le 21 septembre 2026, le procureur général Fallou Doumbouya a sollicité l’intervention de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale ainsi que des Services spéciaux.
Cette mesure vise notamment à renforcer la lutte contre les circuits d’approvisionnement et de distribution de la chicha sur l’ensemble du ressort judiciaire concerné. Les unités mobilisées sont appelées à mener des opérations de recherche, à procéder aux saisies nécessaires et à identifier les personnes ou réseaux impliqués dans la commercialisation du produit.
Une mobilisation des services de sécurité
Selon les instructions contenues dans la réquisition, les opérations doivent permettre de mieux cerner les différents réseaux qui alimentent le marché de la chicha. Les éléments recueillis au cours des interventions devront ensuite être transmis aux autorités judiciaires compétentes afin de donner les suites légales appropriées.
Cette démarche traduit la volonté du parquet général de faire appliquer strictement les mesures d’interdiction visant la chicha en Guinée. Elle place ainsi les services de sécurité au premier plan dans la mise en œuvre des opérations de contrôle et de saisie.
Des opérations susceptibles de s’intensifier
Avec cette réquisition, la lutte contre la chicha entre dans une nouvelle phase dans le ressort de la Cour d’appel de Conakry. Les opérations annoncées pourraient concerner aussi bien les lieux de commercialisation que les circuits d’approvisionnement et de distribution.
Le parquet général entend ainsi s’appuyer sur une action coordonnée entre la Gendarmerie, la Police et les Services spéciaux pour démanteler les réseaux identifiés et transmettre les éventuelles infractions à la justice.
La mesure du 21 septembre marque, en définitive, un durcissement du dispositif de contrôle autour de la chicha, avec pour objectif affiché de faire respecter les dispositions en vigueur sur son interdiction en République de Guinée.
Louramedia.com






