Après son installation comme député de la 15e législature, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants. Selon nos informations, l’opposition avait quitté l’hémicycle avant le vote. C’est donc la majorité parlementaire, seule en lice, qui a adoubé sans surprise son chef de file à la tête de la première institution du pays après la présidence de la République.
Dans son premier discours en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a tenu à fixer le cadre de son exercice du pouvoir législatif. Écartant tout esprit de revanche, il a affirmé que l’institution qu’il préside ne sera pas un instrument au service de règlements de comptes. Il a en revanche annoncé une Assemblée pleinement engagée dans le contrôle de l’action gouvernementale, attachée à la transparence, à la reddition des comptes et à la défense de la souveraineté populaire. Un discours d’apaisement en façade, mais aussi un message clair adressé à l’exécutif : le Parlement entend jouer son rôle sans complaisance.
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