Face aux risques liés à la décharge de Dar-es-Salam, la protection des populations ne devrait pas se limiter aux abords immédiats du site. Dans une analyse consacrée à la sécurité des riverains, Mohamed Kouyaté appelle à une approche fondée sur une véritable évaluation des zones exposées et sur la définition d’un périmètre de sécurité suffisamment large.

La question de la protection des populations vivant à proximité des zones de décharge nécessite une approche qui dépasse les seuls abords immédiats des installations. Pour Mohamed Kouyaté, la prévention des risques doit intégrer l’ensemble des espaces susceptibles d’être affectés par un éventuel incident.
Selon lui, le périmètre de protection ne saurait être défini uniquement autour du pied de la décharge. Il devrait également prendre en compte les zones situées en contrebas ainsi que les axes naturels d’écoulement, susceptibles de favoriser la propagation des matériaux ou des effets liés à un mouvement de terrain.
Un périmètre fondé sur une évaluation technique
Mohamed Kouyaté estime qu’un périmètre de sécurité suffisamment étendu, assorti d’une marge de prudence, devrait être déterminé par les services compétents.
Cette délimitation, souligne-t-il, devrait reposer sur une évaluation géotechnique permettant d’identifier avec précision les zones présentant un risque potentiel pour les populations et les infrastructures.
L’objectif est de ne pas appliquer une délimitation théorique ou uniforme qui ne correspondrait pas nécessairement à la configuration réelle du terrain.
« Suivre la réalité du danger »
Pour l’auteur, le périmètre de sécurité ne doit donc pas être assimilé à un simple cercle de rayon identique autour de la décharge. Son tracé doit tenir compte de la topographie, de la configuration du site et des trajectoires possibles des phénomènes dangereux.
Cette approche permettrait de mieux anticiper les risques et d’adapter les mesures de protection aux réalités du terrain.
À travers cette réflexion, Mohamed Kouyaté invite ainsi à renforcer l’action préventive des pouvoirs publics et à privilégier une démarche fondée sur l’expertise technique, la prudence et la protection effective des populations.
Une telle démarche s’inscrit, selon lui, dans une vision plus large visant à soutenir l’action de l’État, protéger les populations et construire une sécurité durable.
La rédaction





