Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, soulève une question importante sur l’organisation et le fonctionnement des entreprises de presse en Guinée. Il plaide pour une meilleure prise en compte du statut des promoteurs de médias dans le cadre de l’évolution de la législation sur la presse.
Selon lui, une grande partie des journalistes guinéens qui se présentent comme des patrons de médias exercent en réalité seuls, sans disposer d’une véritable structure entrepreneuriale ni d’un personnel salarié.
« En Guinée, la plupart des journalistes sont devenus patrons alors qu’ils sont seuls », a-t-il fait remarquer, estimant qu’il est nécessaire de revoir cette réalité à travers des dispositions légales adaptées.
Pour le président de la HAC, diriger un organe de presse ne devrait pas se limiter à posséder un média ou à porter le titre de promoteur. Cela suppose également de disposer d’une véritable entreprise, avec des employés, des responsabilités administratives et des charges de fonctionnement.
À travers cette sortie, Boubacar Yacine Diallo invite ainsi les acteurs du secteur à réfléchir à la professionnalisation des entreprises de presse, dans un contexte marqué par les mutations du paysage médiatique et les difficultés auxquelles fait face la presse traditionnelle.
Son intervention remet sur la table le débat sur la viabilité économique des médias, la structuration des entreprises de presse et les exigences professionnelles auxquelles devront répondre les futurs promoteurs du secteur en Guinée.
M Diallo, pour louramedia.com






